Rachida Dati : «Paris peut continuer d’inventer, d’étonner et d’offrir à l’art et à la culture la plus belle des vitrines»

, Rachida Dati : «Paris peut continuer d’inventer, d’étonner et d’offrir à l’art et à la culture la plus belle des vitrines»

Faire pour la première fois la rencontre avec Paris, c’est faire, presque malgré soi, la rencontre de ses bâtisseurs. Ils sont partout. Au détour d’une rue, en levant par hasard les yeux vers la façade sculptée d’un immeuble, en apercevant la pointe de l’obélisque de la Concorde ou de la tour Eiffel, le clocher d’une église ou en grimpant les marches qui mènent vers le Sacré-Cœur, toutes ces rencontres fortuites et inattendues font que l’on n’oublie jamais sa première fois à Paris. Chacun d’entre nous garde en mémoire le souvenir de sa découverte de la capitale, enfant ou à un âge plus avancé. 

Tous ces monuments, nés du travail de ces bâtisseurs, font que Paris est toujours une première fois. Ils ont en commun de faire partie de notre patrimoine. Ils sont le fruit d’une histoire qui nous dépasse, où au fil des années des femmes et des hommes ont fait sortir de terre de quoi émerveiller tant de générations. Et, parmi toutes ces rencontres, il y en a toujours une qui s’impose, une qui dépasse les autres. Parmi tous ces monuments qui composent Paris, l’un d’eux plus qu’aucun autre appartient à chacun d’entre nous, quels que soient notre âge, notre histoire ou notre regard.

Très endommagée lors de l’incendie de 2019, la cathédrale de Paris dans son manteau d’échafaudages. Le 6 décembre 2023, un an avant qu’elle ne retrouve sa place dans le ciel de la capitale et le cœur des Français.

Très endommagée lors de l’incendie de 2019, la cathédrale de Paris dans son manteau d’échafaudages. Le 6 décembre 2023, un an avant qu’elle ne retrouve sa place dans le ciel de la capitale et le cœur des Français. © DR

Comment alors ne pas évoquer en premier lieu Notre-Dame ? Pour beaucoup d’entre nous, ce fut la première fois que nous nous sommes surpris à verser une larme pour une cathédrale, parfois sans être ni parisien ni catholique. Grâce à la volonté et à la détermination du président de la République, la reconstruction de Notre-Dame nous aura même permis d’accomplir ce que l’on croyait impossible : revivre une première fois. ­Pousser à nouveau les portes de la cathédrale la plus emblématique du monde, ce fut comme renouer avec un émerveillement auquel on ne s’était jamais habitué.

Une génération entière de métiers d’art ont rebâti ce que l’on croyait irréparable

Pour la première fois, un pays entier a sonné la mobilisation générale pour rebâtir l’un de ses joyaux. Pour la première fois, nous avons réussi ce pari fou d’achever un chantier titanesque en à peine cinq ans. Pour autant, ces premières fois à Notre-Dame ne sont pas seulement celles des fidèles ou des visiteurs ; elles sont aussi celles de ceux qui donnent – ou redonnent – vie aux monuments. ­Tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs, restaurateurs, compagnons : tous ont, avec ce chantier, redécouvert leur propre métier. Ce fut la première fois qu’une génération entière de métiers d’art travaillait ensemble à rebâtir ce que l’on croyait irréparable. Ce fut aussi la première fois que le monde entier eut les yeux rivés sur un chantier devenu la démonstration de la vivacité de nos savoir-faire. Cette renaissance, tous l’ont façonnée de leurs mains, fidèles à l’esprit des premiers bâtisseurs de la cathédrale et sans jamais trahir l’esprit d’avant-garde qui les animait déjà.

Cette avant-garde, c’est la même qui, au fil des décennies, est venue enrichir l’horizon parisien. Des premières fois, là aussi, que nous devons aux architectes, aux créateurs, à ceux qui ont osé transformer notre regard. Chacun à sa manière a prouvé que Paris n’est pas seulement la ville des pierres anciennes : elle est aussi la ville des nouvelles perspectives.

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Une pyramide pour un sphinx. Commandé par Mitterrand à Ieoh Ming Pei, l’édifice de verre et de métal abrite l’entrée principale du Louvre depuis 1989.

Une pyramide pour un sphinx. Commandé par Mitterrand à Ieoh Ming Pei, l’édifice de verre et de métal abrite l’entrée principale du Louvre depuis 1989. © C.AZOULAY/PARISMATCH/SCOOP

Il y eut l’audace du Centre Pompidou, qui fit entrer, presque brutalement, la couleur, le métal et l’acier au cœur des Halles et qui, d’ici cinq ans, aura retrouvé son éclat. Il y eut aussi la preuve que les fleurons de notre ­patrimoine pouvaient dialoguer avec la création contemporaine. Ce fut le cas des colonnes de Buren au Palais-Royal, comme de la pyramide du Louvre, qui suscita tant de débats avant de s’imposer comme une évidence. Tous ont montré qu’une capitale pouvait offrir un nouveau visage sans jamais renoncer à ce qu’elle est. Plus récemment, la Fondation Louis ­Vuitton, vaisseau de verre au milieu du bois de Boulogne issu du génie de Frank Gehry, a rappelé que l’audace architecturale est aussi la démonstration que Paris peut continuer d’inventer, d’étonner et d’offrir à l’art et à la culture la plus belle des vitrines.

La promesse de la beauté

Finalement, tous ceux qui ont bâti ou rebâti ont tenu une promesse : celle que la beauté, aussi subjective soit-elle, mérite d’être ­montrée. Les monuments qui font Paris ont surgi de terre parce que chaque génération a accepté, à son tour, d’ajouter sa pierre à un édifice commun. Ils sont le symbole d’un pays qui croit encore que l’art, la création, l’architecture et le patrimoine sont des forces capables de nous élever.

Pour raconter leurs histoires et les événements qui y ont eu lieu, ces monuments ont toujours pu compter sur un autre morceau de notre patrimoine : Paris Match. Dans ses 4 000 premiers numéros, le magazine a su capter leur âme et transmettre leur héritage, en les racontant avec brio et en les photographiant comme nul autre. À n’en pas douter, ses pages continueront, longtemps encore, de leur offrir l’écrin qu’ils méritent. 

La chronique a été générée aussi sérieusement que possible. Dans la mesure où vous désirez mettre à disposition des renseignements supplémentaires à cet article sur le sujet « Découverte de paris » vous pouvez utiliser les contacts affichés sur notre site web. Le but de aquarelleparis.fr est de débattre de Découverte de paris dans la transparence en vous donnant la visibilité de tout ce qui est mis en ligne sur ce thème sur le net Cet article, qui traite du thème « Découverte de paris », vous est volontairement proposé par aquarelleparis.fr. Connectez-vous sur notre site internet aquarelleparis.fr et nos réseaux sociaux pour être informé des prochaines publications.