Paris : 7 expositions de photographie qui vont vous éblouir pendant Paris Photo

, Paris : 7 expositions de photographie qui vont vous éblouir pendant Paris Photo

À l’occasion de Paris Photo 2025 au Grand Palais (du 13 au 16 novembre), embarquez pour un voyage visuel inédit. Notre sélection de 7 expositions incontournables vous fera explorer l’intimité du Groenland avec Inuuteq Storch, l’œuvre humaniste de la pionnière Denise Bellon, les utopies lumineuses de Tyler Mitchell, le photojournalisme engagé de Luc Delahaye, les clichés historiques du Dahomey, ou encore les flous pictorialistes du légendaire Edward Weston, et les regards uniques de Sibylle Bergemann. Préparez vos rétines !

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1. Le Groenland d’Inuuteq Storch

Formé au Danemark et à New York, le photographe inuit Inuuteq Storch (né en 1989) a grandi sur la côte ouest du Groenland, où il vit et travaille toujours aujourd’hui. Après avoir investi le pavillon danois lors de la biennale de Venise en 2024, l’artiste expose à Paris une sélection de photographies argentiques issues de ses séries les plus emblématiques : Keepers of the Ocean, Soon Will Summer Be Over et Anachronism. Un portrait sensible du Groenland, à la fois intime et politique, entre passé colonial et réchauffement climatique.

« Gardiens de l’Océan. Photographies de Inuuteq Storch », Le Bicolore – maison du Danemark, Paris, du 19 septembre au 23 novembre.
Inuuteq Storch, Soon Will Summer Be Over, 2019, photographie ©Inuuteq Storch

Inuuteq Storch, Soon Will Summer Be Over, 2019, photographie ©Inuuteq Storch

2. Denise Bellon, itinéraires

« Denise Bellon a saisi ce moment singulier où une après-guerre se transformait en une avant-guerre. Chacune de ses photos montre un passé, mais déchiffre l’avenir », dit Pierre Arditi dans Le Souvenir d’un avenir (2001), film à la mémoire de la complice des surréalistes et pionnière du photojournalisme, cosigné par sa fille, Yannick Bellon, et Chris Marker. Au MahJ, trois cents tirages, objets, lettres et publications retracent la vie et l’œuvre de l’humaniste, contemporaine de Lore Krüger et de Gerda Taro. Mariage gitan, orphelins de la Shoah, congés payés, armée d’Afrique, Jean Giono… Ses yeux curieux se posent partout et sur tous.

« Denise Bellon, Un regard vagabond », musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (MahJ), Paris, du 9 octobre au 8 mars 2026.
Denise Bellon, Corposano, esplanade du Trocadéro, Paris, 1939, tirage d’époque © Denise Bellon/AKG-Images

Denise Bellon, Corposano, esplanade du Trocadéro, Paris, 1939, tirage d’époque © Denise Bellon/AKG-Images

3. Luc Delahaye, rumeurs d’ailleurs

Docu-fiction. C’est à ce genre double, sinon trouble, qu’appartiennent les vues panoramiques de Luc Delahaye, 63 ans, ex-reporter de guerre revendiqué artiste en 2001. Entre ce divorce et aujourd’hui, un quart de siècle s’est écoulé, résumé en soixante-quatorze « tableaux photographiques » qui, d’Haïti à la Lybie, renvoient dos à dos « le bruit du monde et le calme des instances censées le réguler ». Une quarantaine d’entre eux, pour certains inédits, assortis d’une vidéo et de plusieurs installations, occupent le Jeu de Paume pour une rétrospective attendue depuis celle tenue en 2005 à La Maison Rouge. Unis par leur neutralité, un excès de détails et l’absence de style, ces grands formats rappelant ceux de Gustave Courbet ou de Jeff Wall veulent « arriver par une forme d’absence à une unité silencieuse avec le réel ». Quitte à verser dans le montage numérique : « C’est devant l’écran que, désormais, s’effectue la majorité du travail de Delahaye », note Quentin Bajac, le directeur du Jeu de Paume, pointant un protocole ayant « considérablement gagné en complexité ». L’astuce n’est pas vaine et sert ses allégories de l’absurde. Ainsi de ces soldats syriens mimant l’expression outrée des traders de Londres.

 « Luc Delahaye. Le Bruit du monde », Jeu de Paume, Paris, du 10 octobre au 4 janvier 2026.

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4. Regards sur le Dahomey

L’exposition « Bénin aller-retour. Regards sur le Dahomey de 1930 » au musée Albert-Kahn présente 1102 autochromes et 8h30 de films tournés en 1930 au Dahomey. Elle explore la royauté, le vodún et la colonisation à travers un dialogue franco-béninois enrichi par des œuvres d’artistes africains contemporains. Une immersion unique dans un patrimoine partagé inscrit à l’Unesco.

« Bénin aller-retour. Regards sur le Dahomey de 1930 », musée départemental Albert-Kahn, Paris, du 14 octobre au 14 juin 2026
Frédéric Gadmer, Joueurs de tam-tam yoruba et tambours royaux, Sakété, Dahomey (Bénin), 14 janvier 1930, autochrome, 9 x 12 cm, Archives de la Planète, Musée départemental Albert-Kahn, Département des Hauts-de-Seine

Frédéric Gadmer, Joueurs de tam-tam yoruba et tambours royaux, Sakété, Dahomey (Bénin), 14 janvier 1930, autochrome, 9 x 12 cm, Archives de la Planète, Musée départemental Albert-Kahn, Département des Hauts-de-Seine

5. Weston, esprit moderne

D’Edward Weston (1886-1958), légende américaine, on connaît les nus, coquillages et poivrons impeccables, la romance mexicaine avec Tina Modotti. On sait moins qu’avant de défendre une photographie pure et sans effet, dans l’esprit du Groupe f/64 qu’il cofonda en 1932 avec Ansel Adams et Imogen Cunningham, l’ascète versait dans le pictorialisme, cette façon floue d’imiter la peinture. Venus des riches collections du Wilson Centre for Photography à Londres, une centaine de tirages vintage, tous d’exception, racontent ce virage décisif pris au même moment par Edward Steichen, Alfred Stieglitz ou Anne Brigman. En savoir plus

« Edward Weston. Modernité révélée », Maison européenne de la photographie, Paris, du 15 octobre au 25 janvier 2026.
Edward Weston, Charis, Santa Monica (Nude in doorway), 1936, photographie, 24,3 x 19,4 cm, Londres, Wilson Centre for photography © E. Weston

Edward Weston, Charis, Santa Monica (Nude in doorway), 1936, photographie, 24,3 x 19,4 cm, Londres, Wilson Centre for photography © E. Weston

6. Le sacre de Tyler Mitchell

Septembre 2018. À 23 ans, l’ex-skater natif d’Atlanta devient le premier photographe noir à signer la couverture du « Vogue US», avec un portrait de Beyoncé en Madone. Depuis, le meneur de « la nouvelle avant-garde noire » défendue par le critique Antwaun Sargent poursuit, entre art et mode, son irrésistible ascension. Ses visions utopiques réenchantent l’histoire heurtée d’une communauté dont il loue la « résilience et l’agentivité ». Hédonistes ou pastorales, ses images et vidéos dialoguent avec les œuvres morales de Rashid Johnson, Gordon Parks ou Carrie Mae Weems.

« Tyler Mitchell, Wish This Was Real », Maison européenne de la photographie, Paris, du 15 octobre au 25 janvier 2026.
Tyler Mitchell, Curtain Call, 2018, photographie, courtesy de l'artiste et de la galerie Gagosian © Tyler Mitchell

Tyler Mitchell, Curtain Call, 2018, photographie, courtesy de l’artiste et de la galerie Gagosian © Tyler Mitchell

7. Bergemann, statue quo

Berlin, 1986. Trois ans avant la chute du mur, un monument dédié à Marx et Engels est inauguré du côté Est, près d’Alexanderplatz. La reporter Sibylle Bergemann (1941-2010) assiste à l’événement, ultime étape d’un chantier qu’elle a suivi depuis 1975, quand le sculpteur Ludwig Engelhardt battait le bronze à Gummlin, sur l’île d’Usedom. Voilés, ligotés, héliportés, les héros socialistes ont tout sauf fière allure sur les douze clichés qu’elle isole, parmi plus de 400 pellicules. La commissaire Sonia Voss retrace l’histoire d’une série culte traduisant « de façon laconique mais implacable l’obsolescence d’une idéologie ».

« Sibylle Bergemann, Le Monument », Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, du 29 octobre au 11 janvier 2026.
Sibylle Bergemann, Le monument, Gummlin, Usedom, mai 1984, photographie © Succession Sibylle Bergemann

Sibylle Bergemann, Le monument, Gummlin, Usedom, mai 1984, photographie © Succession Sibylle Bergemann

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