L’église de Saint-Germain-des-Prés : à la découverte du plus vieux clocher de Paris

, L’église de Saint-Germain-des-Prés : à la découverte du plus vieux clocher de Paris

Ancienne abbatiale bénédictine au cœur du 6e arrondissement, Saint-Germain-des-Prés est souvent présentée comme la plus ancienne des églises parisiennes, fondée au 6e siècle.

Son signe le plus visible : un clocher-porche médiéval, régulièrement donné comme le plus vieux clocher conservé à Paris.

Présentation.

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Un lieu millénaire : du 6e siècle aux grandes campagnes de travaux

Le site est occupé dès le 6e siècle par une église mérovingienne, fondée vers 543 ; l’abbaye prend ensuite le nom de saint Germain, évêque de Paris. 

Le monument “en dur” que l’on visite aujourd’hui est le fruit de plusieurs âges : on situe les phases déterminantes aux 10e–11e siècles, puis à la seconde moitié du 12e siècle, avec des remaniements au 17e siècle. 

Son architecture : le fruit des époques

En raison de son évolution dans le temps, son architecture reste assez contrastée. À l’extérieur, le clocher-porche domine la place. La paroisse le présente comme le plus vieux clocher de Paris, commencé en 990.

À l'intérieur, de nombreux éléments sont classés comme monuments historiques.
À l’intérieur, de nombreux éléments sont classés comme monuments historiques. (©AdobeStock)

En ce qui concerne l’intérieur, l’élément central vient du 19e siècle : les peintures d’Hippolyte Flandrin transforment la nef en récit mural, composé de vingt somptueuses fresques

Une histoire marquée d’anecdotes 

L’histoire de l’église est bien documentée, et comprend donc plusieurs anecdotes assez atypiques. D’abord, l’histoire de René Descartes et du crâne manquant. Lorsqu’il meurt à Stockholm en 1650, il est inhumé une première fois sur place.

On décide finalement de renvoyer ses restes en France. Problème : quand ses restes sont exhumés en 1667 pour un transfert, on constate immédiatement que le crâne manque. Il ne sera finalement réexhumé dans l’église parisienne qu’en 1819. 

Autre fait étonnant : l’abbatiale a failli disparaître. En effet, elle fut réaffectée en usine de salpêtre durant la Révolution. Les nombreux dégâts poussèrent le préfet à envisager la vente, voire la démolition de l’église. 

Mais une contre-expertise ainsi que l’opposition des habitent lui ont accordé un sursis, qui dure toujours.

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