Le marathon de Paris : on y était, on l’a courru, on vous raconte cette aventure sportive mythique

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Dimanche 7 avril 2024, 10h du matin : on y est, c’est le grand jour. Rendez-vous avenue des Champs-Elysées pour prendre le départ de la 47e édition du marathon de Paris après de longs mois de préparation pour courir cette distance mythique de plus de 42 kilomètres, dans la plus belle ville du monde.

L’heure du verdict a enfin sonné : ce dimanche 7 avril, je m’élance aux alentours de 10h50 sur le circuit du marathon de Paris avec mon dossard doré, réservé aux primo-marathoniens dont je fais partie. Après de longs mois de préparation physique pour prendre le départ dans les meilleures conditions possibles, ce dernier sonne déjà comme une petite victoire personnelle. 

Ce dimanche matin, nous étions plus de 55 000 coureurs à prendre le départ du marathon de Paris, l’un des plus grands marathons au monde, réputé pour son exigence et ses faux plats, tantôt montants, tantôt descendants, en fin de course. Le marathon est appelé couramment « la distance reine » pour les coureurs, du fait de son exigence : sur un marathon, tout peut se passer, du meilleur comme au pire, et ce, même si vous êtes bien préparés. Après avoir récupéré mon dossard quelques jours avant lors du salon Run Expérience, l’heure est désormais à la course, tant attendue depuis de si longs mois. 

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Revenons au départ, je m’élance avenue des Champs-Elysées, tourne à Concorde, puis c’est parti : on enchaîne le début du parcours aux cœurs des plus beaux monuments parisiens. L’Opéra Garnier, le carrousel du Louvre que l’on traverse, la place de la Bastille, le château de Vincennes… On passe la barre des premiers 10 kilomètres juste avant la portée Dorée, avant de s’engouffrer dans le Bois de Vincennes, d’où l’on ressort une dizaine de kilomètres plus loin pour valider la barre symbolique des 21.1 km : le premier semi est passé ! Les kilomètres déroulent ensuite les uns après les autres : on aperçoit Notre-Dame-de-Paris juste après le kilomètre 25, avec la particularité cette année que nous ne passons pas par le tunnel des Tuileries à cause de la crue, qui a inondé les quais bas de la Seine.

Un peu après le kilomètre 27, je commence à fatiguer, le prochain ravitaillement est dans deux bons kilomètres et je me languis d’y faire une petite pause. Heureusement, ma sœur me rejoint pour faire les derniers kilomètres avec moi. La foule de coureurs s’engouffre dans le premier tunnel, ça se corse, de plus en plus de sportifs marchent pour tenter de venir à bout des côtes à la sortie de chaque tunnel. Là encore, l’ambiance est au rendez-vous et c’est une version remixée du Sunlight des Tropiques qui nous porte jusqu’à la sortie.

Arrivés vers la place du Trocadéro, la Dame de fer se trouve sur notre gauche, c’est le moment de passer la balise du 30e kilomètre, célèbre pour le « mur du marathon », un moment où de nombreux coureurs se retrouvent à bout de forces. Le ravitaillement est juste là, une petite pause et on repart, non sans douleur : les kilomètres qui suivent vont être (très) longs. Les jambes sont fatiguées, l’envie de marcher s’installe fortement, on continue quand même, en ralentissant le rythme : le kilomètre 34 passe, « plus que 8 kilomètres » hurle un speaker sur fond de Juliette Armanet, on continue dans le bois de Boulogne et ses longues lignes droites en faux plat montant. Les derniers kilomètres semblent interminables, on débouche finalement du bois au 38e, passe par la porte de la Muette : le 39e km de passé, on a fait le plus dur, il ne reste qu’à s’accrocher sur la fin.

Le 40e kilomètre passe difficilement avec sa grosse côte, « c’est exceptionnel ce que vous faites », hurle une supportrice dans son mégaphone. Le bruit s’intensifie, on le sent, c’est bientôt la fin, l’émotion monte, les jambes continuent, le 41e kilomètre passe, il ne reste rien, tout le monde accélère, l’arrivée est à portée de main ! On arrive à Porte Dauphine, descend l’avenue Foch, plus qu’un virage, un panneau indique qu’il ne reste que 350 mètres, c’est un véritable bonheur, une délivrance après plus de 4h30 de course (en tout cas, pour moi) : On arrive face à l’Arc de Triomphe, je sprinte, c’est le moment de tout donner, mes proches sont là, c’est magnifique, on passe la ligne d’arrivée avec ma soeur, main dans la main, après 4h39 de course ! Je récupère ma médaille et mon t-shirt de finisher, ça y est, le marathon est derrière moi, je suis officiellement marathonienne, la boucle est bouclée. 

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Au total, 54 175 coureurs passeront la ligne d’arrivée à l’issue de cette journée aussi festive que sportive, où l’on a senti Paris vibrer au rythme de son marathon. 

Courir un marathon, qu’est-ce que ça fait ? 

Courir un marathon, c’est un véritable défi sportif, une épreuve physique que de nombreux coureurs souhaitent terminer dans le but de se challenger. Aussi appelé la distance reine, les 42.195 km du marathon sont loin d’être un long fleuve tranquille, surtout les dix derniers kilomètres qui s’avèrent en général être particulièrement difficiles physiquement. Néanmoins, une fois la ligne d’arrivée passée, le sentiment de boucler un marathon apporte une immense fierté, la sensation satisfaisante d’être allé jusqu’au bout et de devenir marathonien à son tour. 

Les questions que tout le monde se pose

  • Faut-il avoir déjà couru 42 km avant de s’élancer sur un marathon ? 

Non ! Cela peut paraître surprenant, mais il ne faut pas obligatoirement avoir couru 42 km pour espérer boucler un marathon, surtout que cela engendre pas mal de fatigue. En général, une bonne préparation vous fera faire une grosse séance allant de 25 à 32 km au maximum. 

  • Combien de temps de préparation faut-il ?

Les guides de préparation proposés par le marathon de Paris se basent sur une préparation allant de 10 à 12 semaines à condition que vous soyez déjà un coureur habitué. Vous pouvez néanmoins opter pour une préparation plus longue, jusqu’à plus de 20 semaines, sur des applications gratuites telles que Decathlon Coach ou encore, payantes, telles que Campus Coach ou RunMotion. 

  • Quel est le temps maximum pour courir un marathon ?

Le temps maximum est de 6h en partant du dernier SAS de départ (celui de 4h30). 

5 conseils de préparation

  • Faire une bonne préparation physique

Pour arriver au top de votre forme sur un marathon, optez pour une préparation physique et surtout, ne commencez pas à courir 12 semaines avant ! Pour accepter de courir une telle distance, votre corps doit être habitué à la course à pied pour éviter de vous blesser et donc, de mettre à mal vos chances de passer la ligne d’arrivée. 

  • Tester ses ravitaillements

Le deuxième conseil que vous trouverez toujours avant de vous lancer sur un marathon, c’est celui de tester vos ravitaillements. Vous pouvez évidemment choisir de vous nourrir entièrement grâce aux ravitaillements sur le parcours (situés tous les 5 kilomètres du début à l’arrivée jusqu’au 42e km) mais généralement, les coureurs optent pour leur propre ravitaillement avec des pâtes de fruits, compotes et autres gels énergétiques pour apporter des glucides à votre corps tout au long de la course. Peu importe vos préférences, une seule règle réside : testez vos ravitos auparavant ! Votre corps doit avoir l’habitude d’ingérer des gels et de bien les digérer pour ne pas vous provoquer de troubles intestinaux. 

  • Tester ses équipements

Même chose pour votre tenue de course que pour votre ravitaillement : votre tenue et vos baskets doivent déjà avoir été portés. En effet, une couture, une étiquette ou un pantalon qui tombe un peu peuvent se révéler très embêtants le jour d’une course. Oui, le moindre détail compte !

  • Avoir déjà couru un ou plusieurs semis

On ne s’improvise pas marathonien du jour au lendemain ! Certains sportifs le font, et libre à eux, mais une grande majorité de coureurs préfèrent s’essayer au semi-marathon en amont ou aux 10 kilomètres, afin de voir comment ils gèrent leur course. 

  • Investir dans de bonnes chaussures

S’il n’y avait qu’un seul élément sur lequel investir dans votre tenue, ce serait évidemment vos baskets ! Les chaussures de running requièrent un certain budget (entre 100 € et 200 € pour les paires les plus chères) mais ce sont elles qui assureront votre confort lors de la course et de vos entraînements. D’ailleurs, certains conseillent aussi d’avoir une paire pour la préparation et une paire pour le marathon (que vous porterez environ une dizaine de sorties en amont), pour avoir un maximum de rebondi le jour J (et soulager un peu vos jambes). 

On espère avoir répondu à toutes les questions que vous pouvez vous poser et vous avoir donné envie de vous lancer vous aussi, sur le marathon de Paris l’année prochaine !

La chronique a été générée aussi sérieusement que possible. Dans la mesure où vous désirez mettre à disposition des renseignements supplémentaires à cet article sur le sujet « Découverte de paris » vous pouvez utiliser les contacts affichés sur notre site web. Le but de aquarelleparis.fr est de débattre de Découverte de paris dans la transparence en vous donnant la visibilité de tout ce qui est mis en ligne sur ce thème sur le net Cet article, qui traite du thème « Découverte de paris », vous est volontairement proposé par aquarelleparis.fr. Connectez-vous sur notre site internet aquarelleparis.fr et nos réseaux sociaux pour être informé des prochaines publications.