Colère des agriculteurs : une quarantaine de paysans de nos Deux-Charentes occupent les monuments parisiens

, Colère des agriculteurs : une quarantaine de paysans de nos Deux-Charentes occupent les monuments parisiens

Une centaine de tracteurs de la Coordination rurale (CR) sont entrés dans la capitale avant l’aube ce jeudi, direction la Tour Eiffel. Parmi eux, une quarantaine d’agriculteurs de nos Deux-Charentes, venus exprimer leur colère face à la crise agricole.

Une dizaine de tracteurs au pied de la Tour Eiffel. C’est l’image qui a marqué la capitale ce matin après l’arrivée de centaines d’agriculteurs à Paris venus exprimer les revendications d’une profession en colère. Parmi eux, une quarantaine d’agriculteurs de Charente et de Charente-Maritime ont répondu à l’appel de la Coordination Rurale. Défiant la météo et les arrêtés préfectoraux interdisant les convois de tracteurs.

Et pour y parvenir, les agriculteurs de nos Deux-Charentes ont établi une vraie stratégie : « En fait on avait placé des tracteurs un petit peu partout aux abords de Paris, à 30-40 kilomètres autour. Et donc quand on a donné le point de départ cette nuit, on est tous partis en même temps et on s’est tous rejoints en même temps aux entrées de Paris. Et les forces de l’ordre ne pouvaient pas être partout en même temps, donc on a fait diversion ! Des convois ont été pris à partie et d’autres ont pu passer, mais ça s’est fait sans violences« , explique Hubert Ellie, co-président de la Coordination rurale de Charente-Maritime.« Mais maintenant qu’on y est, l’objectif est d’y rester », poursuit l’agriculteur, venu clamer sa colère face à l’augmentation des prix du blé, la signature prochaine du traité du Mercosur mais aussi, toujours en sous-jacent, la gestion de la dermatose nodulaire chez les bovins, qui a fait démarrer la mobilisation en décembre dernier.

Parmi les agriculteurs bloqués, certains Charentais ont été interceptés très tôt ce matin au niveau de la petite ville d’Antony, à une vingtaine de kilomètres de Paris. « Les forces de l’ordre menacent d’emmener nos tracteurs à la fourrière. On espère rejoindre nos collègues, mais on a peu d’espoir« , témoigne Franck Olivier, bloqué avec son tracteur sur la commune.Les convois de tracteurs avaient commencé dès hier avec des interpellations et des gardes à vue. Un Charentais-Maritime a notamment été interpellé hier dans la matinée sur son tracteur et placé en garde à vue pour refus d’obtempérer.