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Thématique et chronologique, bourré de plus de 2000 documents captivants, de photos et de mannequins, d’objets rares et de pièces uniques, le musée de la préfecture de police de Paris nous entraîne à remonter le temps. Autrefois au 36 quai des Orfèvres et désormais en plein cœur du Ve arrondissement, ce musée méconnu nous tient en haleine.
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Réconcilier les Parisiens avec leur police
L’histoire commence avec un plan de Paris daté de 1652 exécuté pour Louis XIV. On y voit des grands monuments, des églises, des enseignes de magasins, des rues comme celle du chat qui pêche.
Mais la capitale ressemble encore à une cour des miracles dont Boileau assure que le bois le plus fruste et le moins fréquenté est plus sûr que Paris. En 1667, Colbert nomme le seigneur de La Reynie lieutenant de police. Sept ans plus tard, le ministre façonne la nouvelle institution : l’ancêtre du préfet de police, secondé de 48 commissaires, gère l’ordre public, la sécurité, la protection contre les incendies, la circulation, les voiries, les marchés, la prostitution…
La police se modernise et reflète les maux de son époque. Elle épouse l’histoire politique, économique et sociale de la France et de sa capitale. Son musée, créé en 1909 par Louis Lépine à partir de pièces originales récoltées pour l’Exposition universelle de 1900, vise à réconcilier les Parisiens avec leur police. Il exalte des personnages, des événements et des affaires célèbres.
Vidocq, Lépine, Bertillon…Les grands noms de la police à Paris
Sur 300m², on croise Vidocq le valeureux, ancien bagnard, policier d’exception avec plus de 900 arrestations à son actif, créateur de la première agence de renseignements. On découvre les premiers uniformes, crées en 1829. On célèbre Bertillon, l’inventeur de l’anthropométrie judiciaire pour capturer le récidiviste, appelé « cheval de retour ».
On admire le préfet de police Lépine, très populaire de son vivant, un homme de la Révolution industrielle, créateur des passages piétons à clous d’où la formule « rester dans les clous », des sens uniques et giratoires avec estrade pour les agents de la circulation, de l’usage de deux sorties dans une salle publique… mais encore le combattant acharné de la lutte contre les réseaux anarchistes.
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On découvre l’arrivée des armes à feu et des automobiles qui mettent fin aux baïonnettes et aux épées. On comprend le maillage entre les différentes polices sous Clemenceau. On romance devant Les Brigades du Tigre.
Jouer au Sherlock Holmes
On relève différents métiers, les « hirondelles à vélo », les chiens soldats des équipes cynophiles de la BRI ou des sapeurs-pompiers, les plongeurs de la fluviale entraînés en eau trouble, les yeux bandés, équipés de sonars dernière génération…
On remonte l’historique de la police des mœurs. La réglementation au Moyen Age des « filles publiques » installées dans des baraques en bois, hors et près de Paris, les « bordes ». La connivence au XVIIIe siècle avec les tenancières de maisons closes, des auxiliaires de police hors pair. Puis en 1901, la désormais brigade mondaine qui répertorie les cocottes, les courtisanes entretenues par des têtes couronnées, les travestis, les homosexuels. Enfin depuis 1975, la création de la brigade des stupéfiants et de la répression du proxénétisme.
On mène l’enquête sur les grandes affaires criminelles, celles des poisons sous Louis XIV, du collier de la reine, de la bande à Bonnot. On tremble devant les tueurs en série : Henri Pranzini, le chéri magnifique, l’infernal docteur Petiot, Troppmann la minable crapule. Enfin, on devient Sherlock Holmes, dans la dernière salle du petit musée, l’atelier, qui nous entraîne dans un roman policier dont le héros c’est nous !
Musée de la préfecture de police de Paris – 4 Rue de la Montagne Ste Geneviève – Paris 5ème
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